Ma formation et mon expérience du Shiatsu Iokaï
Ma formation shiatsu a débuté à Toulouse au sein de l’école Iokaï. Puis, elle s’est poursuivie à Marseille et à Bayonne en faisant un détour par l’Ardèche et le pays Montpellierain pour suivre les enseignements du maître japonais.
Mon apprentissage vers le bien être
Il y a 10 ans, quand j’ai commencé mon apprentissage du shiatsu, nous étions moins d’une dizaine à être intéressés pour suivre cet enseignement sur Toulouse.
L’apprentissage des katas et la répétition des mouvements de base pour se positionner correctement constituent l’essentiel de l’apprentissage les premières années. La répétition est la clé. On apprend à adopter la meilleure position pour s’économiser et donner le meilleur au receveur.
Qu’est-ce que le bien etre en shiatsu ?
Afin que le shiatsu soit efficace. Le praticien doit lui-même être bien et détendu, relâché. Ainsi, le relâchement se fera, aussi, plus facilement sur la personne qui reçoit.
Et c’est ce que l’on nous enseigne en 1ère année d’étude. La pratique de la méditation et des étirements-assouplissements est le préalable avant le passage à la pratique du shiatsu.
Ce préalable s’appelle le Do-In (Vulgarisé sous le nom « Yoga Japonais »). C’est une alliance entre les mouvements du corps et les connaissances théoriques propres au Shiatsu.
Mon expérience de Shiatsu
Suite à ces 2 années d’apprentissage des mouvements de base, je suis allée à Marseille suivre les enseignements de Thierry Camagie. C’est le principal assistant du maître japonais: Kazunori Sasaki.
Durant ma formation, la mémorisation des trajets des méridiens fut bercée par l’ambiance du vieux port marseillais pendant 5 ans.
Aujourd’hui, ces acquis viennent sous mes doigts pour faire un lien avec la médecine traditionnelle chinoise (MTC), transmettre ces connaissances et aider un maximum de personnes à retrouver le bien-être
"Pour changer le monde et réussir sa transition, il faut aussi changer sa façon d'être au monde. Et cela passe d'abord par l'intérieur."
Charles Herve-Gruyer
Une formation shiatsu diplômante
Chaque année d’apprentissage comportait plusieurs stages avec le Senseï dans un temple Zen au coeur de l’Ardèche. Matinée rythmée avec méditation, à 6h30 dans le dojo, les fenêtres ouvertes. Puis, séance de Do-In en adoptant de multiples positions, parfois semblables à des postures de Yoga comme on peut l’apprendre dans les clubs de yoga de Montauban. La particularité avec le maître était qu’il fallait parfois tenir une position pendant 4 – 5 minutes et souvent renforcer son gainage de la ceinture abdominale (le Hara). Difficile mais enrichissant !
L’application pratique des enseignements
L’application pratique des enseignements du maître est le cœur du sujet au Shiatsu. La particularité du Shiatsu que j’ai appris est qu’il englobe la globalité physique et psychique (corps-esprit) des deux participants (donneur et receveur). A ce titre, il se distingue des autres pratiques manuelles car le iokaï vient « toucher la vie ».
L’apprentissage des subtilités du « Ki » est tellement difficile à appréhender que tout est toujours remis en question tout le temps.
La formation Shiatsu que j’ai suivie est proche d’une transformation, quand on prend conscience de ce que la vie peut représenter en nous et autour de nous.
Dernière année de formation certifiante
Le diagnostic des déséquilibres du corps humain est au programme de la dernière année d’enseignement. Une application pratique avec des receveurs fait partie de l’étude. Enfin, l’examen final où l’on doit exercer un shiatsu sur le maître japonais lui-même. Grand moment de stress mais ô combien important pour une formation qualifiante.